La place de la société civile dans le Grand Est : première rencontre inédite du CESER et des Conseils de Développement

19 janvier 2017
La place de la société civile dans le Grand Est : première rencontre inédite du CESER et des Conseils de Développement

Démarche inédite en France, le Conseil économique social et environnemental régional (CESER) Grand Est et les Conseils de Développement (CODEV) ont engagé ce mardi 17 janvier une série de travaux et réflexions en vue de la co-production d’un Livre Blanc sur le rôle et la place de la société civile dans le Grand Est. Publication prévue à l’automne 2017.

Face au constat d’un système politique à bout de souffle et à l’émergence de nouvelles formes d’implication citoyenne dans la vie publique, il est urgent pour les instances de la société civile organisée d’apporter leur regard sur le rôle qu’elles peuvent et doivent jouer en faveur de la démocratie de demain.

« Il s’agit ni plus ni moins de saisir notre place au cœur d’une nouvelle forme de gouvernance démocratique, où la société civile détiendrait un rôle majeur d’intermédiaire entre les élus d’une part, et les citoyens d’autre part », affirme Patrick Tassin, Président du CESER Grand Est. Quant à Dominique Valck, Président du CODEV du Grand Nancy, également Co-Président de la Conférence Régionale des Conseils de Développement (avec Philippe Aubert, région mulhousienne), il précise : « Les élus doivent être assurés que de telles instances seront efficaces s’ils les intègrent dans un processus partagé d’intelligence collective au service du projet de société et du Commun. Si la démocratie est profondément malade, nous y voyons un échec collectif dont nous devons nous emparer collectivement. Cette situation n’est pas de la seule responsabilité des élus... mais les solutions à inventer, à expérimenter ne sont pas non plus de leur seul ressort. »

CESER et CODEV s’accordent par ailleurs à dire que l’enjeu de formation à la « chose publique » et d’éducation à la citoyenneté est primordial. Ces instances souhaitent ainsi placer l’individu au cœur d’une nouvelle gouvernance territoriale dans un processus de co-construction des politiques publiques adapté notamment aux nouveaux modes de communication numériques.

Par cette initiative originale, la société civile revendique enfin une forme de droit à l’expérimentation qu’elle aura l’occasion de mettre à l’épreuve ces six prochains mois en organisant des rencontres régulières, ainsi qu’un temps public de restitution à mi-chemin, au mois de mai 2017.


Budget de la Région Grand Est pour 2017 : une nouvelle année de transition

12 décembre 2016
Budget de la Région Grand Est pour 2017 : une nouvelle année de transition

A l’occasion de sa séance plénière, qui s’est tenue ce vendredi 9 décembre à Metz, le Conseil économique, social et environnemental de la région Grand Est a présenté son avis sur le Budget régional pour l’année 2017. Pour la Seconde Assemblée régionale composée des socioprofessionnels de l’ensemble du Grand Est, il s’agit d’un nouveau budget de transition, résultant d’une construction empirique.

Rendez-vous clé du calendrier régional, le budget primitif doit être l’affirmation et la déclinaison d’orientations stratégiques pour l’avenir du Grand Est. Or, le CESER exprime ses difficultés à appréhender, dans les documents qui sont soumis à son examen, la déclinaison concrète d’un projet régional. Le CESER relève, en outre, la difficulté pour la Région de traduire une politique nouvelle de façon immédiate dans le budget, alors que le calendrier du processus de convergence des dispositifs d’intervention ne doit aboutir que fin juin 2017.

Le budget régional pour 2017, qui s’élève à 2,858 milliards d’euros, serait ainsi en augmentation de 12,5%. Mais cet accroissement résulte de transferts des nouvelles compétences décidées par la loi NOTRe. Hors nouveaux transferts, ce projet de budget primitif affiche, en fait, une diminution de 0,6% par rapport à celui de 2016. Sur le plan des recettes, Patrick Tassin, Président du CESER Grand Est, s’inquiète : « Nous pouvons formuler quelques craintes, à moyen terme, quant à la stabilité de certaines recettes telles que la TICPE, la fraction de la TVA qui se substituera à la Dotation Globale de Fonctionnement, et le risque de nouvelles chutes des recettes, décidées par l’Etat, s’il veut imposer un recul drastique du nombre d’agents territoriaux ».

Dans cet avis sur le Budget Primitif 2017 de la région Grand Est, les différentes Commissions thématiques du CESER émettent un éventail de propositions diverses mais néanmoins concrètes sur, par exemple, l’agriculture biologique, l’apprentissage, l’enseignement supérieur, les infrastructures ferroviaires, les relations transfrontalières ou encore en matière de culture, de sport ou de santé.


Prix Régional des Solidarités Rurales 2016

17 novembre 2016
Prix Régional des Solidarités Rurales 2016

Depuis sa création en 1993, aux côtés du CESER, un partenariat actif (Conseil régional, Ligue de l’Enseignement) s’est formé pour récompenser chaque année des actions qui contribuent au maintien ou à l’amélioration des conditions de vie en milieu rural.

Pour cette édition 2016, le concours est organisé sur le territoire « historique » du Prix : les départements des Ardennes, de l’Aube, de la Marne et de la Haute-Marne. Il est ouvert aux associations, groupements, entreprises ayant leur siège en Champagne-Ardenne, ainsi qu’aux collectivités et à leurs établissements.

La dotation globale du Prix est de 45 000 €, à sa voir 15 000 € pour le prix régional et 30 000 € pour les prix spéciaux déclinés ainsi : Caisse d’Épargne Lorraine Champagne-Ardenne (5 000 €), Groupe Caisse des Dépôts (4 000 €), SNCF (4 000 €), Groupe La Poste (4 000 €), EDF (4 000 €), AG2R LA MONDIALE (5 000 €), Foire de Châlons (4 000 €).

Bien au-delà de l’aspect financier, non négligeable pour les structures récompensées, souvent de petite taille, c’est le sentiment de reconnaissance de l’utilité de l’action réalisée au profit du territoire et de sa population qui a été particulièrement mis en avant par les lauréats au cours de toutes ces années.

Sur les 52 dossiers reçus et les 12 finalistes sélectionnés, 7 lauréats ont finalement été primés lors de la cérémonie du 17 novembre.

1er PRIX DES SOLIDARITÉS RURALES 10.000 € et EDF 4.000 €
> SCIC Enercoop Ardennes-Champagne à Attigny (08)

Développement des énergies renouvelables (EnR) citoyennes. Il s’agit de projets participatifs de production d’EnR (conformément à la charte du mouvement national Énergie Partagée) : Ancrage local (production basée sur des ressources locales, projet financé par des acteurs du territoire (parts et comptes d’associés), finalité non-spéculative (recherche en priorité l’intérêt général pour le territoire), gouvernance transparente et démocratique, volet environnemental mis en avant (impact, énergie grise, efficacité énergétique, réduction des émissions des gaz à effet de serre…). La SCIC EAC porte elle-même le projet ou y participe et apporte son expertise technique et financière, organise des collectes de financement auprès des acteurs du territoire (citoyens, collectivités, entreprises, associations…), anime les projets. Il s’agit donc de valoriser les biens communs pour les besoins des habitants.
Plusieurs projets ont été réalisés : centrale photovoltaïque à Sedan (2013), parc éolien à Chagny et Bouvellemont (2016), organisation et développement d’un réseau d’approvisionnement en plaquettes bois pour le chauffage (à Chalandry-Elaire, Faissault et Eteignières),… D’autres projets en cours : projet citoyen de méthanisation à Chalandry-Elaire (2017), projet de centrale villageoise photovoltaïque à Signy-l’Abbaye (2018)

2ème PRIX DES SOLIDARITES RURALES 5.000 €
> Association Les Passeurs de Fresques à Troyes (10)

À l’initiative du Maire, le projet en 2015 était de faire renaître dans l’église du XIIe siècle, non classée, une fresque de 25m² datant du XIVe siècle pour faire connaître le village avec son lavoir récemment restauré. Long travail de recherche et de réflexion à partir de documents historiques, conservés au Musée des Beaux-Arts de Troyes, Musées des Monuments Français et de différents musées parisiens. 11 fresquistes ont travaillé pendant 5 jours à la reproduction de la fresque. Participation également des habitants du village à l’élaboration du projet

CAISSE D’EPARGNE LORRAINE CHAMPAGNE-ARDENNE 5.000 €
> Association Régie Rurale du Plateau à Vaillant (52)

La régie rurale du Plateau a développé un nouveau secteur d’activité, support d’insertion par l’activité économique : une filière bois énergie basée sur la production et la diffusion de bois plaquettes et bois bûches. Ce secteur, inscrit dans une démarche de développement durable, traite des déchets de bois locaux notamment issus de la gestion forestière (forêts privées et publiques) ou de l’entretien des bords de routes (conseil départemental). La régie rurale récupère les déchets de bois, les transforme (broyage et séchage sous un bâtiment bois énergie construit sur le site) et les diffuse. La production (objectif annuel actuel de 300 à 400 tonnes de bois plaquettes et 100 stères de bois bûches) est pour l’instant vendue à la communauté de communes d’Auberive, Vingeanne et Montsaugeonnais (approvisionnement d’un réseau de chaleur), à la société Cofely (délégataire de la ville de Langres) et à des particuliers.

GROUPE CAISSE DES DEPÔTS 4.000 € et GROUPE LA POSTE 4.000 €
> Association Drive fermier des Ardennes à Charleville-Mézières (08)

L’association regroupe aujourd’hui 28 producteurs Ardennais.
Suite à l’aménagement et l’équipement d’un point de retrait des produits, implanté à Charleville Mézières, l’ouverture de la vente en ligne a été effective en janvier 2015. Le système permet aux consommateurs de commander via la plateforme internet nationale tout produit proposé par les producteurs membres de l’association (viande-beurre-légumes-fromages). Pour l’année 2015, ce sont en moyenne 145 paniers délivrés par semaine.

SNCF 4.000 €
> Comité départemental UFOLEP Haute-Marne à Chaumont (52)

Initiatives et projets divers visant à promouvoir et accompagner le développement de pratiques sportives adaptées, dans une logique d’entretien du capital-santé, en direction du public senior du département. Les actions déclinées dans le projet global s’adressent tant aux adhérents de la fédération qu’au tout public en fonction des besoins et opportunités repérés sur les territoires. Ont ainsi été développées depuis 2013 les actions suivantes :
-  Création d’une section marche nordique à Chalindrey
-  Organisation de journées promotionnelles et de sensibilisation (Biesles et Chalindrey)
-  Formation d’animateurs d’activités sportives « seniors »
-  Organisation d’un week-end sport senior
-  Création d’activités sportives santé en lien avec le CCAS de Saint-Dizier pour des résidents de foyers logement
Ces actions sont reconduites chaque année.

AG2R LA MONDIALE 5.000 €
> Association Les Arts aux Champs à Boult-aux-Bois (08)

Suite à l’arrêt d’un festival de musiques actuelles présentant le temps d’une soirée des groupes locaux ou régionaux dans la commune de Boult-aux-Bois (la mission de gestion du festival ne pouvait plus être assumée par l’équipe organisatrice), un groupe de volontaires habitants du village a souhaité développer un nouveau projet culturel musical participatif pour la population de ce territoire. Le principe : accueillir dans le village de jeunes musiciens pendant 1 semaine pour bénéficier de lieux de répétition, logements et repas le temps de la résidence et offrir en échange des concerts gratuits en soirée de musique de chambre à l’ensemble des habitants de la commune. Le premier festival s’est déroulé en juillet 2015, résidence de 15 jeunes musiciens provenant d’Europe et d’Extrême Orient. 6 familles volontaires pour les accueillir dans leur foyer. Gestion et animation de l’événement par une vingtaine de bénévoles. Renouvellement du festival en juillet 2016 : 30 musiciens attendus, durée 10 jours, avec le développement de partenariats (associations locales, communauté de communes, communes, et le Conservatoire de Charleville Mézières) afin de d’étendre la zone de diffusion des concerts et créer des rencontres toujours plus importantes (ex : rencontre entre les musiciens et les élèves de l’école du Chesne).

FOIRE DE CHÂLONS 4.000 €
> MJC Intercommunale d’Aÿ (51)

4ème édition du Festival Courts Métrages « Courts en Champagne ».
Les objectifs : créer du lien social par la diffusion dans les communes rurales de courts métrages ; donner aux jeunes une formation à l’image et les emmener vers la création de leur propre film, proposer aux publics empêchés des films sous-titrés ou audio-décrits.
Cette 4ème édition présente 100 films sélectionnés par un collectif de bénévoles et de jeunes, ayant reçu une formation à l’image avec des thématiques spécifiques :
-  Programmation officielle : 10 films seront mis en compétition afin de remporter l’un des 5 prix dont décernés
-  Programmations à thème pour aborder des genres ou thèmes moins accessibles du grand public pour valoriser des artistes régionaux. Dégustations de produits locaux.
-  Programmations dédiées aux enfants (scolaire)
-  Programmations dédiées aux personnes malentendantes ou malvoyantes.
Egalement tout au long de l’année,
-  Séances « circuits courts » dans 17 communes rurales (Nanteuil la Foret, Dizy, Ambonnay…), diffusion de courts métrages
-  Réalisation de courts métrages avec des scolaires de communes rurales
Formation à la lecture de films, exposition didactique sur les fondements du cinéma, débats.


Contrat de Plan Etat-Région : appel à un effort plus signficatif de l’Etat

15 novembre 2016
Contrat de Plan Etat-Région : appel à un effort plus signficatif de l'Etat

Les CPER d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine pour la période 2015-2020 représentaient un volume global cumulé de plus de 2 milliards d’euros. Afin d’ajuster de manière opérationnelle les projets et de contribuer à l’accélération de leur mise en œuvre, la clause de revoyure a été anticipée pour les régions fusionnées. Cette revoyure, qui porte à 983 millions d’euros la part Région et à 1,09 milliards d’euros la part Etat traduit un abondement financier supplémentaire de 50 millions d’euros pour la Région Grand Est, et de 30 millions d’euros pour l’Etat.

Le Président du CESER Grand Est, Patrick Tassin, s’inquiète de ce ratio : « C’est encore la Région qui fait le plus gros effort, l’Etat ne participant à cette enveloppe supplémentaire qu’à hauteur de 37%. […] La totalité des opérations concernées relève de compétences exclusives de l’Etat, notamment en matière d’infrastructures de transports ou d’enseignement supérieur. » Le CESER attend donc un effort plus significatif de l’Etat lors de la révision du CPER prévue en 2017 pour compenser la faiblesse de son engagement à l’occasion de cette clause de revoyure.


SRDEII : les réflexions du CESER sur la transition énergétique et l’attractivité à l’international

15 novembre 2016
SRDEII : les réflexions du CESER sur la transition énergétique et l'attractivité à l'international

Dans le cadre du processus de consultation engagé par la Région Grand Est, Philippe Richert a saisi la Seconde Assemblée afin qu’elle contribue à la réflexion commune. Cette saisine porte sur deux sujets : la transition énergétique et l’attractivité : comment rendre notre région plus attractive aux investisseurs étrangers ?

Transition énergétique
Le CESER a choisi de traiter trois grands domaines transversaux liés à la transition énergétique : l’habitat, la production et la consommation d’énergie, ainsi que la gouvernance et le suivi de la transition énergétique. La seconde Assemblée invite particulièrement la Région à prévoir les outils de gouvernance pour un pilotage permanent de l’économie régionale au service du développement durable. La fonction de chef de file territorial confiée à la Région dans le domaine de l’économie pourrait ainsi s’inscrire dans la création d’un comité régional de la transition énergétique.

Attractivité
10 leviers d’actions ont été identifiés pour mettre en avant les atouts et éléments différenciants du Grand Est. Pour le CESER, la Région doit avant tout créer et diffuser une image forte du Grand Est tout en assumant le rôle de stratège et de coordinateur du développement économique. Première région exportatrice après l’Ile de France, en tête pour la part des emplois liés aux investissements internationaux, le Grand Est est par ailleurs idéalement placé pour l’accès au marché européen. Pour autant, le CESER invite la Région à profiter davantage de son voisinage en jouant la complémentarité et en proposant des synergies dans la construction de projets communs.


La cohésion sociale dans le Grand Est : quelles orientations régionales ?

21 octobre 2016
La cohésion sociale dans le Grand Est : quelles orientations régionales ?

Quelles orientations pour la cohésion sociale de la Région Grand Est ? C’est autour de cette thématique, définie par le Conseil de l’Europe comme étant « la capacité d’une société à assurer le bien-être de tous ses membres, en réduisant les disparités et en évitant la marginalisation », que le CESER a auditionné le 3 novembre dernier, Maison de la Région à Metz, Jean-Louis Laville, Professeur au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM).

Aux côtés de Patrick Tassin, Président du CESER Grand Est et de Sylvie Mathieu, Présidente de la Commission Cohésion sociale du CESER, Jean-Louis Laville a donné son sentiment sur ce qui doit faire cohésion sociale aujourd’hui, dans un monde en pleine mutation et au cœur de territoires aux périmètres nouveaux, tels que ceux de la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine.

Pour ce Titulaire de la Chaire « Economie solidaire », également Chercheur au Laboratoire interdisciplinaire pour la sociologie économique ainsi qu’à l’Institut Francilien « Recherche Innovation Société », la notion de cohésion sociale induit un retour sur la notion même de solidarité. Jean-Louis Laville a plaidé pour une véritable intégration de la société civile au sein du dualisme marché-Etat. "La solution passe par la co-construction de l’action publique et par la prise en compte des réseaux citoyens, au plus proche des territoires." a-t-il déclaré avant d’ajouter : "On ne peut pas se contenter d’une aide à l’innovation technologique. Il faut trouver des dispositifs mettant davantage en valeur l’innovation sociale".

Pour la seconde Assemblée composée des socioprofessionnels du Grand Est, il semble pertinent d’analyser les politiques régionales au regard de la cohésion sociale. Cette dernière notion, sans constituer la compétence première de l’exécutif, recouvre pour autant de nombreux champs de l’action régionale : économie, dont économie sociale et solidaire, vie associative, culture, sport, santé, insertion, jeunesse, emploi et formation professionnelle… Ainsi, comment, à travers les dispositifs que le Conseil Régional dispense, faire cohésion sociale et favoriser l’intégration des individus et leur participation à la vie sociale ? Eléments de réponse le 3 novembre prochain.


Handicap et accessibilité universelle : sensibiliser, informer, proposer

17 octobre 2016
Handicap et accessibilité universelle : sensibiliser, informer, proposer

Sensibiliser les élus régionaux, et au-delà l’ensemble de nos concitoyens, à la question du handicap, complexe et pluriel, tel est l’objectif poursuivi par le Groupe de Travail Handicap du CESER Grand Est. Ce dernier, piloté par Michel Haemmerlé et Cécile Michel, souhaite rappeler la nécessité d’une volonté politique forte sur le concept notamment d’accessibilité universelle, c’est-à-dire l’accès à tout et pour tous.

La loi du 11 février 2005 dite pour « l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées », ainsi que la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par la France et entrée en vigueur le 3 avril 2010, énoncent que la société doit permettre à la personne en situation de handicap, de participer à la vie sociale, d’exercer une citoyenneté pleine et entière, d’accéder à tous les dispositifs de droit commun. Pour autant, l’accessibilité universelle reste trop souvent un vœu pieu.

Face à ce constat, en prenant appui sur les travaux déjà réalisés par les anciens CESER (voir ci-dessous) et en s’engageant sur cette thématique à l’échelle du Grand Est, le CESER a l’ambition de contribuer à définir LE projet favorisant l’inclusion des personnes en situation de handicap dans tous les domaines où le Conseil régional intervient, et particulièrement en termes de formation professionnelle (réorientation professionnelle, accès à l’emploi, maintien et accompagnement dans l’emploi).
Outre le souhait d’influer sur les politiques et responsabilités régionales en matière de handicap, le CESER entend également sensibiliser un plus large public à la thématique. Des communications simples et claires sur les concepts justement d’accessibilité et de conception universelle, d’inclusion… jalonneront ainsi les réflexions du Groupe de Travail jusqu’à la restitution des travaux d’ici à la fin de l’année 2017.

Les conseillers ont d’ores et déjà rencontré Véronique Guillotin, Vice-présidente du Conseil Régional en charge de la santé, du handicap et de la sécurité ainsi que des représentants de MDPH (Maisons Départementales de Personnes Handicapées), et de CRP (Centres de Rééducation Professionnelle). D’autres auditions et rencontres sont prévues sur l’ensemble du territoire régional : Pôle Emploi, Rectorat, AGEFIPH, FIPH (Fonds pour l’insertion des personnes handicapées), ESAT, lycées et CFA, Entreprises Adaptées, Chambres Consulaires...

Retrouvez les trois avis et rapports déjà rendus par les anciens CESER d’Alsace et de Lorraine :

« Le handicap c’est l’affaire de tous ! L’accessibilité, un véritable enjeu de société », le 3 octobre 2011

« Handicap, pour des parcours de vie sans rupture en Lorraine », le 18 décembre 2015

« Insertion, orientation, emploi formation, au-delà des ruptures en Lorraine », le 18 décembre 2015


Orientations budgétaires, Pacte pour la ruralité : retour sur la plénière du 13 octobre

17 octobre 2016
Orientations budgétaires, Pacte pour la ruralité : retour sur la plénière du 13 octobre

• L’avis sur l’analyse financière

Le CESER propose une analyse rétrospective et prospective des finances régionales, sur la base des comptes administratifs d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine, de 2009 jusqu’à 2015. Les montants figurant au Budget Primitif 2016 de la région Grand Est ont également été intégrés. L’objectif poursuivi est de repérer les marges de manœuvre de la collectivité en matière de dépenses d’intervention et d’endettement.

Avec cette analyse, le CESER rappelle la nécessité, pour la Région, de bénéficier de recettes nouvelles hors transferts de charges liées à de nouvelles compétences. L’annonce du Premier Ministre concernant la substitution, dès 2018, de la Dotation Globale de Fonctionnement par une fraction de la TVA, par nature plus dynamique, constitue une première étape dans ce sens. Par ailleurs, le CESER ne pourrait que déplorer une contraction des dépenses qui nuirait au développement du territoire Grand Est ainsi qu’au bien-être de ses habitants. Il sera ainsi très vigilant aux choix effectués par la collectivité concernant les dépenses.

• Les avis sur les Orientations budgétaires 2017 ainsi que sur la Décision budgétaire modificative n°1 2016 du Conseil régional (saisines obligatoires)

Par saisine obligatoire du Conseil Régional, les différentes Commissions thématiques du CESER Grand Est ont rendu un avis sur les orientations budgétaires proposées par l’exécutif régional pour l’année 2017, sur la base d’un document soulignant des priorités et des axes stratégiques, qui ont vocation à structurer l’action de la Région Grand Est au cours des mois et années à venir.

Selon les Orientations Budgétaires, le Budget Primitif 2017 devrait s’établir à 2,8 milliards d’euros en intégrant les nouvelles compétences en matière de transports interurbains et scolaires. Les investissements restent stables à 800 millions d’euros intégrant les remboursements d’emprunts pour un peu plus de 150 millions d’euros. En matière d’action économique, le CESER s’interroge toutefois sur la stabilité des montants envisagés dans les Orientations Budgétaires par rapport au Budget 2016, qui ne semblent pas intégrer le nouveau rôle des Régions issue de la loi NOTRe. Les sommes inscrites au titre de la formation professionnelle et de l’apprentissage ne semblent pas non plus prendre en compte, pour l’année 2017, le Plan 500 000 formations pourtant prévu sur deux exercices.

• La contribution pour le Pacte pour la ruralité

Le CESER souhaite apporter son éclairage à l’élaboration du Pacte pour la ruralité élaboré par le Conseil Régional. Cette contribution préalable vise à mettre en avant quelques points saillants sur lesquels le CESER souhaite attirer une attention particulière de la Région au vu des enjeux forts qu’ils recouvrent pour l’avenir des territoires ruraux. Pour le Président du CESER, Patrick Tassin, « ce Pacte pour la ruralité, élément du futur SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires) doit viser l’équité plutôt que l’égalité territoriale. La démarche doit dont être inégalitaire, en faveur des territoires les plus fragiles. »

En effet, le CESER souhaite attirer l’attention sur la diversité des territoires ruraux régionaux qui comprennent des territoires isolés et à très faible densité de population, comme des territoires en périphérie de pôles urbains qui voient augmenter leur population. Le CESER considère ainsi que les territoires, urbains ou ruraux, les plus dynamiques et les plus innovants, doivent entraîner les autres et non se développer au détriment de leurs voisins.


Le CESER publie sa troisième note de conjoncture de la région Grand Est au 10 octobre 2016

10 octobre 2016
Le CESER publie sa troisième note de conjoncture de la région Grand Est au 10 octobre 2016

Le CESER Grand Est présente sa troisième note trimestrielle de conjoncture économique et sociale de la région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine et de ses territoires.

Au travers d’indicateurs originaux liés à l’activité économique, à l’emploi, au chômage et à la précarité, mais aussi à l’environnement transfrontalier et à celui des régions périphériques, la publication vise aussi et surtout à proposer une véritable analyse conjoncturelle économique sociale et territoriale de la région Grand Est.

Ce troisième Tableau de Bord met en évidence les mauvais chiffres des demandeurs d’emploi du mois d’août, qui masquent des éléments pourtant plus favorables pour la création d’emplois et le chômage.

Aussi, il ressort de cette note, datée du 10 octobre 2016, sept constats.

1er constat : plafonnement de l’indicateur de conjoncture synthétique du Grand Est

L’indicateur composite de conjoncture du CESER Grand Est (exportations, emploi intérimaire et demandeurs d’emploi de moins de 25 ans) marque une stagnation. La légère évolution positive constatée au trimestre précédent ne s’est pas confirmée : pause conjoncturelle ou essoufflement ?

2ème constat : malgré les mauvais chiffres du mois d’août, l’évolution annuelle des demandeurs d’emploi est à la baisse

On dénombre 464 170 demandeurs d’emploi (catégories ABC) en août 2016, soit une augmentation de 4570 demandeurs d’emploi sur un an (+1%). C’est la plus faible évolution annuelle depuis 8 ans. En 2008/2009, la hausse annuelle des demandeurs d’emploi était alors de +62 910.

3ème constat : les créations d’emplois reprennent après quatre années de baisse

5342 emplois ont été créés sur un an, principalement en Alsace et dans le secteur des services, tandis que l’on observe une quasi-stagnation des effectifs en Lorraine et en Champagne-Ardenne. L’industrie et le BTP continuent en revanche de détruire de nombreux emplois (- 8 800 sur un an).

4ème constat : le taux d’utilisation des outils de production accuse un retard dans l’industrie

La région Grand Est reste encore en retard par rapport à la plupart des régions sur le taux d’utilisation des capacités de production dans l’industrie. L’indice reste loin des niveaux d’avant-crise et se stabilise autour de 76% : un taux qui ne se traduira donc pas forcément en embauches.

5ème constat : le secteur de la construction est toujours dans l’attente d’une reprise

La relance des permis de construire reste encore sans effets sur les démarrages de chantiers. Sur les 4 derniers trimestres, 4 435 débuts de chantiers ont été enregistrés en moyenne, soit une baisse de 11% par rapport aux 4 trimestres précédents.

6ème constat : la région bénéficie des dynamiques économiques des pays frontaliers

4 502 emplois ont été créés de juin 2015 à juin 2016 au Luxembourg. On dénombre désormais 90 000 frontaliers résidant en France et travaillant au Luxembourg. En tout, ce sont 175 663 résidents du Grand Est qui exercent une activité professionnelle dans les quatre pays frontaliers.

7ème constat : le commerce extérieur apparaît comme le levier essentiel de croissance

Hors Ile de France, le Grand Est représente, avec 13,3% des exportations françaises, la première région exportatrice du pays. Le Grand Est se situe également au premier rang pour le poids des exportations dans le PIB (36,8%) ainsi que pour les exportations avec l’Allemagne (22% du total national). La balance commerciale du Grand Est est excédentaire de 4 milliards d’euros sur les 4 derniers trimestres.


Le CESER Grand Est, hôte d’accueil des CESER de France

20 septembre 2016
Le CESER Grand Est, hôte d'accueil des CESER de France

En amont du congrès de l’Association des Régions de France, l’Assemblée des Conseils économiques sociaux et environnementaux régionaux de France se réunira à Reims le 28 septembre prochain. Présidée par Laurent Degroote (CESER Hauts de France), l’Assemblée des CESER de France se réunit chaque mois en plénière : un lieu d’échanges sur les travaux des Secondes Assemblées, où se mettent en place des chantiers nationaux sur les thématiques communes à l’ensemble des régions.

Le CESER Grand Est, emmené par son Président Patrick Tassin, aura donc l’honneur d’accueillir, le 28 septembre, au sein de la nouvelle région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, les Présidents des CESER et CESC de la Métropole et des Outre-mer à l’occasion d’une journée de travail et de découverte de la « Ville des Sacres ». Ils y retrouveront notamment à l’Hôtel de Ville Catherine Vautrin, Présidente de Reims Métropole, et Arnaud Robinet, Député-Maire de Reims.