Adopté le 20 avril 2017

En combinant des données factuelles (état des lieux, tendances lourdes) et des intuitions liées aux phénomènes émergents, à la lumière de l’analyse et de la compréhension des phénomènes humains, la prospective élabore des scénarios perçus comme possibles. Le CESER dans son étude a priorisé trois thématiques auxquelles sont attachés différents enjeux majeurs, en lien avec les compétences de la Région, et des orientations stratégiques :

1. Les terres du Grand Est : une richesse qui nourrit… mais pas seulement
- Faire de la région un territoire de pointe dans le domaine des énergies renouvelables, et en particulier de la biomasse ; Développer deux modes d’agriculture en parallèle et de manière équilibrée ; Valoriser son patrimoine et ses paysages

2. Le territoire du Grand Est : concilier rural et urbain… pour un nouveau modèle
- Faire de la ruralité une richesse en dynamisant les bourgs centres ; Faciliter les mobilités en zone rurale et réduire la congestion dans les grandes villes ; Construire un territoire d’équité, de proximité et d’expression de la société

3. Demain : quels emplois et quelles compétences dans le Grand Est ?
- Impulser, porter et piloter la gestion des emplois et des métiers d’aujourd’hui et de demain ; Favoriser un accompagnement individualisé des parcours professionnels ; Garantir un accès pour tous à la formation tout au long de la vie

Les trois thématiques, les neuf enjeux et les orientations stratégiques présentés dans cet avis ont pour objectif de répondre à la saisine dans le temps contraint imposé pour cet exercice. Le CESER se propose de poursuivre ces travaux par une démarche prospective et d’approfondissement des axes d’actions possibles. Cette première approche met en évidence l’interdépendance entre toutes les stratégies sectorielles, la plus évidente étant celle liant l’activité économique et la formation. Pour favoriser le développement du potentiel de la ruralité dans le Grand Est, l’accès au haut débit qui s’avère aujourd’hui indispensable, devra ainsi s’accompagner d’un accès à l’emploi, aux soins, à la vie culturelle, à la formation, au logement, aux mobilités. Aussi, il apparaît nécessaire d’assurer la coordination entre les schémas régionaux et les différentes politiques sectorielles mises en œuvre en faveur des territoires pour définir des stratégies globales.
Mais la mise œuvre de volontés politiques reste indispensable : « Il n’est pas de vent favorable à celui qui ne sait où il va » (Sénèque).