Pour une Refondation | Repenser les modèles de production et de consommation

  • Le CESER souhaite que la Région dispose de plus d’autonomie, au travers notamment d’une réforme de la fiscalité locale, pour réorienter les priorités vers une évolution des modèles économiques, sociaux et environnementaux.
  • Le CESER propose des solutions financières pour les entreprises afin de favoriser leur maintien et une relocalisation des activités :
    • Une participation publique au capital des entreprises industrielles en difficulté au travers notamment de la constitution de Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif.
    • Une annulation des remboursements des Prêts Garantis par l’État (PGE) en contrepartie d’investissements verts.
    • La possibilité d’amortir sur plusieurs années l’ensemble des pertes cumulées liées aux conséquence de la crise.
  • Le CESER propose de relocaliser les productions essentielles :
  • L’ensemble des productions industrielles liées au médical.
  • Les autres industries contribuant au rapprochement des sous-traitants et donneurs d’ordre ainsi qu’aux coopérations locales et favorisant ainsi au maximum le développement d’une économie circulaire.
  • En encourageant l’utilisation de ressources locales.
  • En conditionnant les aides aux entreprises à l’engagement d’un travail sur l’impact environnemental et social et, pour les marchés publics, à des clauses d’insertion renforcées, quitte à demander la remise en cause de certaines règlementations.
  • En imposant la modernité par l’innovation. Exemple : Pour booster la production automobile en hybride et en électrique dans le Grand Est, le CESER propose d’y produire industriellement des batteries au graphène, les classiques étant aujourd’hui importées de Chine (près de 40% du prix des véhicules).
  • En développant la coopération transfrontalière en créant un fonds de solidarité et de relance transfrontalier faisant participer l’ensemble des voisins, qui pourrait être géré par un Groupement Européen de Coopération Territoriale.
  • En promouvant un nouveau rapport au travail :
  • L’augmentation du nombre de chômeurs impose de penser, dès à présent, des actions de formation permettant les reconversions possibles dans les nouveaux domaines de relocalisation, prenant en compte la transition écologique.
  • Le télétravail doit s’organiser dans la durée, dans des conditions sécurisées qui doivent être affinées, négociées avec les partenaires sociaux. Les tiers lieux doivent être développés dans ce cadre.
  • Le CESER propose d’engager, dans le cadre d’un « plan régional énergie », une grande action de rénovation pour l’environnement.
  • La première priorité est la rénovation massive des logements, visant à lutter contre les « passoires énergétiques », en utilisant des matériaux issus de la région, avec le développement du tiers financement pour que l’impact financier soit neutre pour les particuliers. Cela sous-entend alors un investissement massif en matière de formation dans ce domaine. De nombreux emplois sont à la clef pour le bâtiment.
  • La vétusté des réseaux d’eau entraîne des pertes. L’eau est un bien qui ne doit plus être gaspillé. La rénovation massive du réseau de distribution d’eau potable est à accélérer pour aider à préserver la ressource en eau, aussi bien en qualité qu’en quantité, et à soutenir les travaux publics, mobilisant des emplois locaux.
  • Des réseaux de bornes pour le gaz naturel, l’électricité et l’hydrogène, doivent être développés, en maillant tout le territoire, de même que pour le biocarburant et le biogaz pour permettre une consommation en circuit court.
  • L’agriculture doit s’appuyer sur le développement de l’engouement des consommateurs pour les circuits courts.
  • Il faut, pour aller dans ce sens, accentuer le soutien des pouvoirs publics pour piloter les outils (abattoirs, légumeries…), et soutenir soutenir les associations qui informent et sensibilisent les consommateurs afin d’avoir une nouvelle approche de l’alimentation régionale.
  • L’agriculture doit prendre en compte les préconisations de Climagri pour réduire les gaz à effet de serre et aller vers une agriculture bas-carbone. De même, l’agroforesterie doit être encouragée.
  • L’agriculture régionale est plurielle par ses productions, du circuit court à l’exportation. Le CESER considère que c’est un ensemble qu’il faut revisiter en veillant aux équilibres.
  • Pour assurer une indispensable sécurisation alimentaire, il faut tout mettre en œuvre pour que tous les acteurs des filières aient un revenu décent.
  • Il faut enfin réaffirmer qu’une politique agricole européenne est vitale pour le secteur.
  • Pour la forêt et vu la richesse dont dispose notre région, un plan de 2ème transformation du bois doit être lancé pour développer une industrie de proximité.

 

  • Le secteur touristique est durement impacté et sera affecté sur le long terme. Pour commencer à y faire face, le CESER propose de sensibiliser l’ensemble des habitants du Grand Est et transfrontaliers au tourisme de proximité, de renforcer le tourisme social et de mettre à disposition des acteurs du tourisme des solutions juridiques et techniques d’émission de titres associatifs et des modes de financements participatifs. Les collectivités concernées devront maintenir voire augmenter les subventions aux associations territoriales qui œuvrent dans le tourisme social. Une communication d’envergure va être également nécessaire pour faire revenir les touristes nationaux et internationaux dans le Grand Est. Le CESER propose la création d’une conférence permanente du tourisme avec les acteurs privés, associatifs, institutionnels. Cette conférence permanente s’appuiera, en association avec les acteurs institutionnels, sur les acteurs du tourisme, mais aussi sur ceux de l’environnement, de l’agriculture, de la culture, de l’éducation et des sports et loisirs.
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