Agriculture bas carbone

07.01.2021

Agriculture bas carbone

Accompagner son développement en Grand Est

  • Adopté le 7 janvier 2021

Avec la crise Covid19, l’agriculture s’est replacée au centre des préoccupations, comme un véritable enjeu stratégique pour la sécurité alimentaire. D’autant qu’aujourd’hui, elle fait face au défi du changement climatique, tant du point de vue de l’adaptation que celui de la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Le modèle bas carbone, plus résilient, est l’avenir de l’agriculture. Des initiatives se développent déjà, mais le métier, comme le grand public, ont besoin d’une acculturation sur le sujet, ainsi qu’un accompagnement et des solutions adaptées.

L’agriculture représente 19% des émissions de GES françaises. Dans le Grand Est, il s’agit du troisième secteur émetteur, derrière l’industrie et les transports. Les efforts de réduction demandés à l’agriculture sont inférieurs aux autres secteurs, car certaines de ses émissions sont difficilement compressibles puisque non énergétiques (liées à la croissance des plantes, au métabolisme des ruminants).

Il est possible d’améliorer son bilan carbone via les « puits » de carbone, qui absorbent le carbone de l’atmosphère. Aujourd’hui, seulement 50% des émissions anthropiques mondiales sont compensées par ces puits. Développer les forêts, les haies et autres milieux naturels permettrait d’augmenter cette part, même si réduire les émissions est la priorité.

Pour le CESER, les conditions de réussite d’une transition bas carbone pour une agriculture « viable et vivable » sont :

  • La préservation des espaces naturels existants et le respect des objectifs du SRADDET concernant l’artificialisation et le maintien des surfaces en prairies
  • Le soutien en priorité des projets de méthanisation en élevage pour limiter les émissions de méthane et les valoriser en gaz.
  • La recherche de l’autonomie alimentaire de la population et des troupeaux
  • Des incitations en faveur de l’introduction de légumineuses dans les cultures et dans la consommation humaine et animale.
  • Le renforcement du maillage des stations météos sur le territoire et la poursuite des efforts de R&D pour optimiser la fertilisation azotée.
  • La mise en place d’audits d’exploitations agricoles pour accompagner les agriculteurs dans la transition bas carbone.
  • L’information du consommateur claire et lisible sur les produits et leur provenance.
  • Un rôle de chef de file de la Région sur le marché du carbone, entre les stockeurs de carbone et les entreprises ou collectivités territoriales (exemple du Label bas carbone).

 

Avis votés 2018 - 2023 - Economie - CESER Grand Est
07.01.2021

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